Au nord de la péninsule médocaine s’étend le vaste territoire de l’AOC
Médoc. Terre parsemée de vignobles gallo-romains, témoignages d’un riche passé économique, Médoc connaît, dans les années 60, un second souffle venu d’Afrique du Nord. A cette époque, quelques rapatriés s’installent sur certaines terres viticoles laissées en jachère à la suite d’importantes crises financières. Armés d’une solide volonté, ils insufflent aux Médocains un grand regain d’enthousiasme et font revivre une partie de la région viticole à l’aide de nouvelles méthodes culturales et de secrets de vinification. L'
appellation d'origine contrôlée Médoc, accordée par un décret du 14 novembre 1936, est aujourd'hui la plus étendue de la région du Médoc.
Si l'on s'en tient aux textes, les huit appellations délimitées de la région Médoc (de la Jalle de Blanquefort au nord de l'agglomération bordelaise, presque jusqu'à la Pointe de Grave) peuvent prétendre à l'appellation Médoc. Mais elle possède aussi un territoire spécifique, localisé dans le nord de la presqu'île, qui produit exclusivement des vins de cette appellation. Dans les faits, on constate que les
vins du Médoc sont, dans leur immense majorité, issus du nord de la presqu'île. Parmi ces différents crus, ont peut particulièrement apprécier le
Château d'Escurac, le
Château Haut-Maurac ou le
Château La Tour de By.
Le territoire de l'appellation
Médoc associe les trois types de sols du médoc : les graves garonnaises, les graves pyrénéennes et les sols argilo-calcaires. Compte tenu de la vaste taille de l'appellation, ces terroirs sont caractérisés par une extrême variété. La superficie des vignes pouvant revendiquer l'appellation s'élève à 5.740 hectares pour une production tournant autour des 275.000 hectolitres. Les vins sont principalement élaborés à partir de cépages Merlot noir et Cabernet-sauvignon, complétés dans des proportions plus faibles de Cabernet franc, Carmenère, Petit Verdot, Cot ou Malbec.
Plus d'informations sur le
site officiel des vins de Médoc.