L’occupation romaine contribua à la naissance de la viticulture en
Beaujolais. Aidé par son terroir favorablement orienté, par la proximité de la Saône et du Rhône et l’accroissement des villes proches, c’est au XVIIe siècle que le
Beaujolais intensifie son activité viticole.
Couvrant une surface d’environ 22.870 hectares, le vignoble du
Beaujolais est planté sur les derniers contreforts du Massif central,
à l’ouest de la Saône, entre Mâcon et Lyon. La région du
Beaujolais est soumise à trois influences climatiques: continentale en hiver, océanique aux intersaisons et méditerranéenne en été. Faisant administrativement partie de la grande Bourgogne, les vins du
Beaujolais peuvent à ce titre prétendre à certaines appellations comme Bourgogne grand ordinaire ou Bourgogne. Toutefois, le vignoble du
Beaujolais bénéficie de ses propres appellations: l'A.O.C.
Beaujolais qui est la plus vaste et comprend tout le vignoble, le
Beaujolais villages qui couvre la partie centrale et la frange nord du vignoble et les dix A.O.C. locales dites «crus du
Beaujolais» que sont
Brouilly, Chénas, Chiroubles, Côte de Brouilly, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin-à-vent, Régnié et Saint-Amour.
Le
Beaujolais est aujourd’hui l’un des vignobles les plus connus au monde, grâce à son vin primeur. Les vins du
Beaujolais sont souvent considérés à tort comme faciles à boire et sans grandes ambitions. Ils méritent pourtant d’être pris davantage au sérieux, car ils présentent parfois les meilleurs rapports qualité-prix du vignoble français. Pour exemple, l’appellation
Beaujolais impose aux viticulteurs
une récolte exclusivement effectuée à la main, obligation qui ne se retrouve ailleurs que pour le vignoble de Champagne ! La mécanisation des vendanges reste exceptionnelle. Le cépage est exclusivement constitué de Gamay noir à jus blanc pour les vins rouges, lesquels représentent la quasi-totalité de la production. La petite production de vin blanc est réalisée avec du Chardonnay.