Suite à la découverte de la présence d'un colorant dans le « vin de mer » de Corse, une enquête a été ouverte pour « pratiques commerciales trompeuses ».

Corse : le vin bleu au cœur d’une procédure judiciaire

En 2018, un nouveau vin produit en Corse était commercialisé. Loin des traditionnels rouges, rosés et blancs de l’Île de Beauté, ce dernier se distingue par sa couleur. En effet, ce « vin de la mer » est bleu, ce qui est assez surprenant car on ne s’attend pas du tout à cette robe pour un cru. Et cela intrigue bon nombre de professionnels et de consommateurs. Si cette boisson s’avère à la mode cet été sur les tables des vacanciers, elle se retrouve aussi dans le collimateur de la justice. Ainsi, le 31 juillet 2019, le procureur d’Ajaccio a indiqué avoir ouvert une enquête à l’encontre de la marque Imajyne, créée par deux frères. La raison ? Leur vin contient un colorant, or c’est contraire à la réglementation viticole. Il ne serait donc pas aussi naturel que le prétendent ses producteurs…

Une enquête ouverte pour « pratiques commerciales trompeuses »

La couleur bleu azur de ce breuvage détonne à côté du blanc, du rouge et du rosé. On la repère de loin, d’autant que nous n’y sommes guère habitués. Et inévitablement, une question se pose : comment faire pour donner une telle couleur au vin ? D’après les producteurs corses, elle est naturelle et causée par des minéraux, végétaux et algues, les raisins étant rincés à l’eau de mer. Pour les cépages, 3 sont utilisés mais un seul a été révélé, le vermentino. Pour les 2 autres, secret de fabrication oblige, ils n’ont pas été dévoilés au grand public. Cependant, il semble que cette boisson de Corse ne soit pas totalement naturelle puisqu’elle doit sa couleur à un colorant, le E 133, comme l’explique Eric Bouillard, le procureur d’Ajaccio. C’est pourquoi une enquête a récemment été ouverte pour « pratiques commerciales trompeuses », puisqu’en France, l’utilisation d’ingrédients colorants est interdite dans la production viticole. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) rappelle à ce titre la définition du vin, qui est très stricte. Il s’agit d’un « produit obtenu exclusivement par la fermentation alcoolique, totale ou partielle, de raisins frais, foulés ou non, ou de moûts de raisins ».

La boisson star de l’été 2019 qui fait couler beaucoup d’encre

Ce colorant, qui est très utilisé par les industriels de l’agroalimentaire, serait donc à l’origine de la robe si étonnante du « vin de la mer ». Et s’il n’est pas dangereux pour la santé, il ne respecte pas pour autant la réglementation viticole. En affirmant que cette couleur est naturelle, ce qui n’est pas le cas, les producteurs ont trompé les consommateurs. Pourtant, ces derniers affirment travailler honnêtement et répètent que ce bleu est dû à leur méthode, qui est particulière, à savoir des vendanges la nuit, des grappes rincées à l’eau de mer, des grains macérés avec des algues et le stockage des bouteilles dans une grotte. En revanche, ils reconnaissent avoir utilisé du colorant E131 sous forme de sel minéral pour stabiliser ce bleu. Ingrédient qu’ils ont promis de retirer pour leur prochaine cuvée. En attendant, c’est la justice qui devra trancher et préciser si ce vin de Corse est bien naturel ou s’il enfreint la règlementation. Et si vous le souhaitez, vous pouvez le goûter, bien que le prix d’une bouteille – chez Imajyne, il faut compter 105€ pour 75 cl – ne soit pas à la portée de toutes les bourses.

Publié le 23/08/2019 par Olivier



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