Si le vin de paille est une spécialité jurassienne, la Corrèze en produit également sous AOC, ce que conteste le Jura qui souhaite conserver cette mention.

Vin de paille : bientôt la fin de la querelle entre le Jura et la Corrèze ?

Depuis quelques années, deux départements français s’affrontent au sujet du vin de paille. Il s’agit du Jura, terre historique de cette spécialité vinicole, et de la Corrèze, qui en produit environ 50 000 bouteilles chaque année. Une production plutôt confidentielle donc, mais contestée par le Jura, qui en est le principal producteur français. Ainsi, après avoir saisi la justice, il obtient raison auprès du Conseil d’Etat en 2014, qui interdit à la Corrèze d’apposer la mention « vin paillé » sur ses bouteilles. Or, les viticulteurs corréziens ne l’entendent pas de cette oreille et créent en 2017 une Appellation d’origine contrôlée – AOC – les autorisant à en produire, à l’instar de la commune de Tain-l’Hermitage dans la Drôme. Mais cela déplaît toujours au département franc-comtois et cette histoire devrait prochainement prendre fin, lorsque le Conseil d’Etat aura rendu sa décision. En attendant, dans les deux zones géographiques, on soigne les vignes et on se prépare pour la mise en bouteille.

Que désigne cette dénomination vinicole ?

Le vin de paille est produit en petites quantités et selon une méthode traditionnelle. Naturellement doux, il est élaboré sans ajout d’alcool et obtenu par pressurage et fermentation des raisins, qui sont passerillés sur des claies. Autrefois, le passerillage se faisait sur de la paille, c’est donc de cette technique qu’il tient son nom. Dans le Jura, 3 appellations peuvent être produites en vins de paille : Arbois, Côtes du Jura et Etoile. Pour leur élaboration, on utilise plusieurs cépages : Poulsard (ou Ploussard selon le nom local), Savagnin, Chardonnay et Trousseau. Les récoltes de raisins se font manuellement. Souvent liquoreux et aromatique, ce breuvage est ambré et se sert frais, idéalement lors de l’apéritif ou du dessert. De même, il possède un très bon potentiel de garde, plus de 50 ans, et se marie parfaitement avec du foie gras, du chocolat amer et des recettes à base d’orange, de noix.

Les raisons de ce différend que devra régler le Conseil d’Etat

Pour la Société de viticulture du Jura, contester l’AOC corrézienne est un moyen de conserver cette mention vin de paille qui fait partie de l’histoire du département. En effet, cette dénomination existait déjà lors du premier concours des vins du Jura en 1836. Elle considère également que le cahier des charges élaboré par les viticulteurs de Corrèze ne correspond pas à la définition européenne de cet alcool. De leur côté, ces derniers reconnaissent que « les Jurassiens ont raison de se défendre ». Mais Jean-Louis Roche, président du syndicat des producteurs de vin de paille en Corrèze, ajoute qu’ils ne leur font pas de concurrence puisque « le produit est différent : ce n’est pas le même terroir, les mêmes cépages, le même climat. C’est la façon de faire qui est la même ». Toujours est-il qu’il faudra attendre la décision du Conseil d’Etat pour savoir quel département a raison. S’il allait dans le sens du Jura, l’AOC corrézienne devrait être annulée … ce qui serait une très mauvaise nouvelle pour les producteurs. Pour l’instant, aucune date n’a été fixée par le Conseil d’Etat.

Publié le 14/08/2019 par Olivier



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